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Je n’arrive pas à écrire.

J’ai pourtant un million de sujet dans la tête. J’écris plusieurs fois par jour, pour moi-même, uniquement pour même. Des fois c’est plusieurs heures dans la journée. Des fois c’est quelques minutes, ça dépend. En tout cas c’est sûr, il me faut ma dose d’intimité émotionnelle par jour, je ne peux pas faire sans.

Alors voilà, ça fait quelques jours que j’ai envie d’écrire, écrire mes premiers articles, mais je ne sais par où commencer. Je me sens bloqué à ce niveau. Je sens qu’il m’est difficile d’être complètement authentique avec toi. Pourtant c’est ce dont j’ai le plus envie, paradoxalement. Toutes mes parties ne sont pas alignées à ce sujet. La socialisation, et celle dont j’ai personnellement fait l’expérience, m’a appris à vendre, à mettre en avant ce qui est bon, ce qui est bien, ce qui passe bien, ce qui se vend. Je te laisse imaginer la panique collective intérieure quand je me dit que je vais me mettre à parler aussi cruement, authentiquement et vraiment qu’à mon propre journal intime. Cette zizanie intérieur dont je fais l’expérience maintenant est un parfait indicateur de la division dans laquelle je me positionne actuellement. La division intérieure, c’est comme le bruit d’un groupe de casseroles qui ne sont pas d’accord. Je sens ma résistance qui vibre dans mon corps, qui me dit NON. Non à l’authenticité, c’est un danger… J’ai pour intention que cet article me soit utile à moi-même et également à toi, nous n’avons qu’à évoluer ensemble si tu le veux bien. Je plonge en moi pendant quelques instant et je reviens… C’est mon frère qui m’a fait réaliser il y a quelques jours que tout ce que j’écris, toute cette introspection que je fais, pourrais éventuellement être utiles à d’autres gens.  C’est dingue on ne se connaît pas encore et pourtant je suis en train de méditer avec toi, et je suis en train de te parler de ce qui me fais mal à moi. C’est assez libérateur de ne pas essayer d’être quelqu’un d’autres.

Il y a quelque jours, je crois que c’était hier ou avant hier j’ai écrit ça dans on journal intime, je me suis dit que je le placerais quelque part dans un article un jour, que ça ferait bien, que ce serait la classe :
“A tous ceux qui me diront qu’il est dangereux d’écrire vrai et d’être “trop authentique” dans le milieu professionnel, je leur dirais que je prends le risque d’être pauvre, si c’est le coût de la richesse partagée du cœur”

Le sujet de l’écriture m’a à plusieurs reprise tracassé ces derniers jours, je sentais à l’intérieur de moi cette séparation qu’il y a entre cette partie de moi qui veut t’écrire ouvertement, authentiquement, et cette partie de moi qui à l’opposé, choisirais la réserve si je lui laissait tous les droits. Cette relation n’est au fond pas fonctionnelle. Il y a clairement un manque de conscience qui est en train d’opérer à l’intérieur de ma totalité. Peut-être t’y reconnaîtras-tu ? C’est au fond toujours une bonne nouvelle de se rendre compte d’une division intérieur existante. Sans l’intégration de la pleine raison d’une division  à l’intérieur de soi, il ne peut pas y avoir une réduction ou un apaisement de notre souffrance. C’est impossible. Il y a un moment où notre seul option est de mettre les mains à la pâte. La seule option pour nous pour pouvoir vraiment réduire le niveau de souffrance dans lequel nous nous trouvons est par l’intégration de la division déjà opérationnelle à l’intérieur de notre psyché. Je te promet que ce n’est pas aussi difficile que cela en à l’air. Connecter, c’est inné. Nous avons collectivement pris l’habitude de nous diviser pour faire face au trauma. Nous ne somme pas si impuissant face au niveau de souffrance dans lequel nous nous positionnons. Elle est entre nos mains. Aussi douloureux que cela soit, nous avons réussi à prendre l’habitude de nous diviser, encore et encore, aussi douloureux que cela soit… Nous sommes donc tous autant capable de pratiquer l’opposé. La connexion, c’est le doliprane spirituel n°1 sur la planète.

L’inauthenticité n’est pas naturelle en soi. Nous ne naissons pas avec le désir naturel d’être inauthentique. L’inauthenticité est le seul échappatoire que nous percevons comme possiblement, un moyen de garder du lien avec notre entourage. A un certain niveau, c’est du bullshit. C’est justement l’authenticité qui va nous permettre de perdre les gens qui ne sont pas capable de nous aimer pour ce que nous sommes et nous faire finalement graviter vers les gens qui peuvent réellement être là pour nous. Nous avons besoin de perdre ces gens qui ne sont, et ne peuvent pas être là pour nous… C’est cruciale. C’est limite une question de vie ou de mort si nous voulons vraiment être sur le chemin de la guérison. Je ne sais honnêtement pas où je vais en écrivant cet article, je le découvre, je le vis, et je l’écris entièrement avec toi. J’ai conscience et confiance dans le fait que cette conversation est à la foi guérissante pour toi et pour moi. En fait je suis persuadé qu’elle fait du bien à tout le monde. C’est dingue j’avais oublié que je pouvais faire du bien rien qu’en étant moi même. J’ai dû, comme nous tous, le savoir à un certain âge, assez jeune je dirais. Et puis POUF, la socialisation est arrivé. Ne nous méprenons pas, la socialisation n’est point une vilaine. La socialisation n’a pas à être considérée comme un fléau par lequel il faut être terrorisé. On peut tout aussi apprendre à la conscientiser, la reconnaître quand c’est le fruit de son expertise qui a créer le devenir de certains aspects de notre vie, et y répondre de la manière la plus douce et aimante qui soit. La socialisation nous a suffisamment fragmenté, ne nous fragmentons pas encore plus avec elle. En fait la socialisation pourrait devenir un remarquable contraste positif, nous montrant à quel point il est bon et jouissif d’être en union, en accord, en harmonie et en connexion avec soi-même et avec les autres.

Comment s’en seraient-on rendu compte autrement ? Nous avons besoin d’expérimenter un certain niveau de contraste pour nous rendre compte de la beauté de la polarisation. Pour autant, nous ne sommes pas obligé de laisser se perdurer ce niveau de division dans lequel, collectivement, nous nous positionnons. Il en revient à nous de choisir, si oui ou non, nous voulons continuer d’être dans autant de souffrance. Il en revient à nous d’aller tâtonner personnellement cette division à l’intérieur. Il en revient à nous de nous y intéresser pour comprendre comment y mettre un terme. Les choses ne se font malheureusement pas d’elles même. Le temps ne guérit rien. C’est du bullshit total.C’est nous qui devons nous laisser nous salir les mains, et laisser les autres autour de nous se salir les mains, pour et avec nous. La fin ou la réduction de la souffrance collective sur cette planète est entre nos mains. Elle est entre les miennes, les tiennes, les siennes, les nôtres, les leurs. Nous ne sommes pas si impuissant individuellement face à la vision d’une planète plus chaleureuse,plus aimante, plus agréable à vivre. Si individuellement, nous prenons soins de notre souffrance, il est en effet impossible que l’effet papillon ondule de manière identique dans l’espace et dans le temps.

L’espoir est entre nos mains, à chacun.Nous avons le pouvoir, tous ensemble, de pouvoir changer les choses. Cette planète peut devenir la plus chaleureuse, connecté et réconfortante qui soit. Ce n’est pas si compliqué, et ne n’en sommes pas si loin. La seule division à laquelle nous avons vraiment besoins de nous adresser, c’est celle qui est juste sous notre nez. Je n’ai pas d’autre choses à ajouter maintenant si ce n’est que je t’encourage énormément à t’intéresser à ce que tu ressens maintenant dans ton corps. Y’a il une forme quelconque de division à l’intérieur de toi en cet instant ? Si oui, t’est il possible de la sentir, juste la sentir ? Rien d’autres que de la sentir, c’est déjà exceptionnelle.

Passons une agréable journée/soirée/nuit. Et dans l’espoir de te rencontrer <3

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